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Kery James: de l’artiste mécène à l’humaniste banlieusard

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Si le rap et l’univers hip-hop ont su s’imposer en France comme un élément artistique et culturel fort, ce n’est pas sans pertes et fracas. Guerres médiatiques et batailles juridiques sont autant d’éléments qui soulignent le parcours d’un mouvement engagé, au même titre que certains des plus grands mouvements artistiques de l’histoire. Parmi les grands noms du rap français, on pourra citer un certain Kery James, qui a déjà fait parler de lui depuis le début des années 90, alors qu’il n’avait que 13 ans. Il fait alors parti du très célèbre groupe Mafia K’1 Fry, et n’aura cessé de se démarquer comme un des rappeurs les plus inspirés de son temps.

Rap conscient pour banlieusard récalcitrant

Figure du rap conscient (ou rap politique), Kery James est un auteur interprète poète rappeur. Ses aptitudes ne manquent pas, autant que la portée de ses mots, qui aborderont tour à tour les questions de l’éducation, du travail, des guerres, des injustices et autres conflits qui abondent à notre époque. Convaincu de la capacité de chacun à devenir maître de son destin, le rappeur inspire par ses textes les jeunes de tous les horizons, allant jusqu’à demander le recours de certains des plus grands noms du succès multi-ethnique français. Initiateur de l’association ACES (Apprendre, Comprendre, Entreprendre et Servir), Kery James s’engage depuis nombre d’années dans l’émancipation et la réussite des jeunes des quartiers populaires.

Le rap contre l’injustice

« On ne nourrit pas l’injustice en la dénonçant mais en la taisant », tel sera l’un des crédos de l’artiste (Avec le cœur et la raison, Réel, 2009). En effet, artiste engagé, Kery James prend part à de nombreuses causes, dont la question du terrorisme. Ainsi, en retour aux terribles attentats qui ont eu lieu à Paris dernièrement, et pour souligner que cet état d’urgence et de détresse compose le quotidien de certains autres pays de la planète, l’artiste propose au public son titre Vivre ou mourir ensemble. Il est alors question de politique intérieure, de sentiment de détresse, de peur, de mal-être et de souffrance ; en somme un récapitulatif de l’état d’esprit de chacun des français. Conscient d’être écouté et de représenter un symbole pour les jeunes, le rappeur rappelle que l’« on peut perdre son humanité dans un labyrinthe de chagrin ». Ainsi, comme pour souligner que le premier ennemi de l’humain est l’ignorance et la haine, Kery James propose de s’armer de patience et d’amour, de tolérance et de respect, et de ne pas se laisser emporter par la haine et le racisme, qui sont les ennemis de la paix.

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