Veuillez entrer votre identifiant et mail. Obtenez un nouveau mot de passe
Inscrivez-vous
x

Musicothérapie : le pouvoir de la musique « triste »

| 7 vues
No Rating

Un petit coup de blues ? Inutile de tenter de faire passer la pilule par un son funky à la Kool & the Gang.  D’après les conclusions étonnantes d’une étude psycho-sociale menée par des chercheurs de l’Université Libre de Berlin, la musique « triste » rend heureux ! Un constat qui s’aligne sur les travaux antérieurs réalisés par les pensionnaires de l’Université du Kent, et qui faisaient état d’un pouvoir stimulant des mélodies « mineurs ». Décryptage…

« Consolers of the lonely »

La musique adoucit les mœurs, et, désormais, l’esprit. Mesurer l’impact des mélopées mélodiques sur nos émotions, tel fut le défi relevé par Liila Taruffi et Stefan Koelsch. Pour les deux psychologues, la musique dite « triste » agirait comme une « échappatoire abstraite » et purgerait les émotions négatives de la même manière que le ferait un confident. De manière corollaire, en sondant quelques 722 mélomanes sur leurs habitudes d’écoute, les chercheurs ont mis en exergue le rôle cathartique de la musique triste, vecteur de nostalgie et régulateur des vagues de l’âme. Bien que les conclusions résultent d’une étude rigoureusement scientifique, les cheminements physiologiques conservent leur part de mystère, et cela se ressent sur la synthèse du rapport de l’étude qui évoque une « forte stimulation d’un réseau complexe de sentiments de paix, de nostalgie et de rêverie » qu’il conviendra de décrire à postériori.

Musique « triste » : assertion objective ou perceptuelle ?

Difficile d’apprécier la portée de l’étude sans se poser la question. Quels sont les critères propres à une musique « triste » ? Plusieurs pistes peuvent être abordées. D’abord, le tempo. Pour la grande majorité des sondés, une musique « triste » est une musique lente. Ensuite, la tonalité. Il est de notoriété publique que la tonalité mineure est celle des « sad vibes » et de la mélancolie. Enfin, le vécu. Un « jam », aussi majeur et funky soit-il, peut être associé à des souvenirs douloureux, et lui conférer, par ricochet, une aura grise très personnelle. Fascinant !

0 réflexions sur “Musicothérapie : le pouvoir de la musique « triste »”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *